Beau temps pour le changement
C’est impressionnant à quel point le temps se nourrit du changement. Le changement, par définition, s’amuse à changer nos plans.
J’anime un atelier d’une journée le 17 octobre sur ce sujet, qui a façonné ma vie… mais ce n’est pas le sujet. Enfin oui, un peu. (Atelier L’art du changement.)
Selfie, qui semble être la seule dans notre famille à être bien installée dans sa routine quotidienne, nous regarde avec sa petite tête penchée à 45 degrés, sourcil légèrement relevé, regard d’incompréhension, ayant l’air de dire : « Mais pourquoi ? »
— Christophe ?
— Quoi ?
— Viens voir… (Le changement s’annonce.)
Pis là, ben, tu lui parles, tu lui dis : « C’est peut-être pas le moment, Monsieur Transition. Tu peux repasser plus tard ? »
Il te répond : « C’est niaiseux de repasser plus tard, chu là. Pis même si je repassais plus tard, je me suis annoncé, alors vous allez juste penser à moi. Aussi ben opérer le changement maintenant. »
Oui, mais c’est pas le genre de changement qui me tente vraiment !
Oui, mais nous avons les Vendredis voisins, des récoltes, ben de la transformation à faire…
Le changement te regarde avec sa petite tête penchée à 45 degrés, sourcil légèrement relevé, regard d’incompréhension.
On n’insiste pas. La dernière chose que l’on souhaite, c’est de choquer le changement. Ça peut être ben charmant, le changement, mais ça peut aussi avoir un maudit caractère.
Alors, on décide de déplacer notre épluchette de blé d’Inde du 28 août au 4 septembre. (Suivez-moi bien, je pourrais vous mêler ben comme il faut.)
Là, il dit rien. Pas de son, pas d’image.
Alors on se dit : il est d’accord.
ERREUR.
Le vieil adage « Qui ne dit mot consent » : C’EST D’LA MARDE.
Subtilement, il t’appelle au téléphone et te dit :
« Le vendredi 4 septembre, tu ne seras pas disponible. »
Tu lui dis d’abord : « Non. Trouve un autre moment. » Et tu raccroches.
Pis là, comme un sentiment de culpabilité t’envahit et s’installe sournoisement, parce que le changement, y’haït pas ça venir jouer dans ta culpabilité.
Faque tu le rappelles :
« Excuse-moi, monsieur Mutation, j’ai changé d’idée. Le 4 septembre, je serai finalement disponible. On va s’arranger, c’est super correct. Même, sais-tu quoi ? On va ANNULER LE VENDREDI VOISINS DU 4 SEPTEMBRE. Tu devrais aimer ça ! Du changement, tu en veux, on va t’en donner. »
Plus sérieusement, chères Ouésines et chers Ouésins, il n’y aura pas de VENDREDI VOISINS LE 4 SEPTEMBRE. Nous en sommes désolés, mais des fois, il faut savoir changer ses priorités.
Mais ce qui ne change pas, c’est le plaisir sincère que nous avons à vous voir chaque semaine.
Ouésins un jour, Ouésins toujours.
Il nous restera les 11, 18 et 25 septembre pour se reprendre… et faire la fête au changement.