Journal intime du 10 juin…
Les deux dernières semaines ont été chargées physiquement, techniquement et émotionnellement. En fait, tous les termes se terminant en « ment » ont probablement été impliqués dans notre couple, incluant les « ceusses » qui se terminent en « ant » : stressant et énervant. Et non, je ne parle pas de Christophe 😉.
D'abord, nos jeunes poulettes ont passé haut la main leur stage de comment pondre un œuf sans alerter tout le quartier. Faut dire que les anciennes ne les ont pas ménagées.
Nous avons accueilli deux nouvelles ruches. Nous avons aussi organisé le couronnement de deux nouvelles reines. C'était un moment émouvant et grandiose qui nous a un peu réconciliés avec « la Royauté ».
Au jardin, certains légumes font des grèves rotatives, c’est-à-dire qu’ils refusent de pousser, prétextant que, selon leur convention collective, toute température sous les 15 degrés leur donne droit à un refuge sous serre.
C’est particulièrement vrai pour les concombres, les plus hypocrites de la gang. Ces messieurs refusent catégoriquement de voir les dames tomates et aubergines profiter seules du confort de la serre-atelier.
Après la disparition de notre gardien de nuit, Kévenne, Selfie a été promue vice-présidente des opérations de sécurité et de protection des aliments comestibles du OSPAC.
Vous dire à quel point elle prend son nouveau poste au sérieux ! Au moindre bruit suspect pendant la nuit, elle n’hésite pas à défoncer une porte moustiquaire pour aller vérifier la situation.
Je ne sais toujours pas ce qui fait le plus peur : le bruit suspect ou le vacarme d’une porte moustiquaire qui s’écrase en pleine nuit.
Et rebelote... deux gars tout nus dehors à courir après une chienne en mission de sécurité.
Kévenne le gardien de nuit disparu
Selfie en formation de la OSPAC
Pour vendredi le 12, afin que les nouveaux n’aient pas trop l’air de nouveaux, voici quelques explications de base.
Un rappel : les Vendredis Voisins ne sont pas ouverts au grand public. Il faut être membre « Voisin » pour accéder aux lieux.
Il reste encore quelques places disponibles. Nous limitons le membership à 50 adresses voisines. Devenir membre Voisin.
L’action se passe entre 16 h et 20 h. Vous arrivez souriant, décontracté, avec un air légèrement au-dessus de vos affaires (si vous le souhaitez). Ça peut vous donner de la prestance.
Cette année, les légumes seront présentés dans l’atelier de land art. Vous choisissez vos légumes et notez vos achats dans le cahier « Les Voisins ». Ici, c’est la confiance qui règne, quoique nous ayons 16 caméras de surveillance.
Vous fournissez vos sacs, nous fournissons les légumes.
Vous pouvez décider de manger avec nous : pizza au four à bois, dessert du jour et différentes boissons sur place, incluant de la bière sans alcool. Les prix sont affichés sur place.
Vous pouvez régler votre soirée auprès de Christophe ou Denis par Interac, transfert bancaire, argent comptant ou carte de crédit.
La possibilité d’être facturé est aussi offerte si vous avez bien noté vos achats et consommations dans le cahier « Les Voisins », sous la surveillance attentive de nos 16 caméras.
Vous dire à quel point c’est un privilège de faire ce projet avec vous.
Nous avons rencontré des personnes de cœur, généreuses et inspirantes. En lançant ce projet, nous souhaitions que les légumes deviennent presque un prétexte à la socialisation. Et c’est exactement ce qui se passe les vendredis.
Un immense merci pour votre soutien. Cette semaine, nous aimerions souligner la contribution de quelques Voisins :
Charles, qui est venu refaire notre chemin en prévision de ce vendredi.
Geneviève, qui est toujours là pour nous.
Sylvie C., qui a amené son équipe du CTAQ pour un lac-à-l’épaule chez nous.
Luc, qui nous a proposé un projet de cœur pour Les Voisins.
Solène, qui croit en nous.
Diane, qui serait prête à afficher des affiches des Voisins sur tous les poteaux de téléphone pour nous aider à nous faire connaître.
Francine, qui est notre dose hebdomadaire d’énergie.
Yan, qui nous recrute des clients même depuis le Portugal.
Muriel et Irène, pour ces belles rencontres.
Patrick pour la commandite des abeilles 😉
Et je vous laisse cette semaine sur une expression inspirée de la chaleur qui semble vouloir s’installer :
« Il faut battre l’hiver pendant qu’il fait encore chaud. »