Le jour où j’ai quitté “LA PLUS-MEILLEURE” ENTREPRISE MÉDIA DU CANADA

Quitter lorsqu’on est malheureux, c’est plus simple. Quitter lorsqu’on est heureux, beaucoup moins.

Avoir le courage d’avancer.

Avoir le courage de quitter une situation qui ne nous permet plus d’évoluer.

Avoir le courage de choisir de se remettre en mouvement plutôt que de faire le choix confortable de se sécuriser dans quelque chose que l’on connaît bien, mais qui, malheureusement, nous nourrit moins… voire plus du tout.

Vous vous reconnaissez ?  Bien sûr que oui.

À un moment donné, on se pose tous la même question :

Ai-je fait le tour ?

Si j’ai un conseil à vous donner : choisissez-vous toujours en premier. Avant le confort.  Avant votre statut.  Avant même votre famille.  Avant la famille ?  Oui.

Je ne parle pas d’abandonner. Je parle ici de se prioriser. Après tout, dans un avion, ne nous conseille-t-on pas de mettre notre masque à oxygène en premier avant de porter assistance ?

J’ai compris très tôt que mon baromètre, c’était le rire.

Tant que le rire m’accompagnait, j’étais à la bonne place.

Quand le rire disparaissait, c’était le signal : je devais faire un changement, me remettre en mouvement.

Quel est votre signe à vous ? Vous en avez un.

Deuxième conseil : dans ces moments-là, prenez toujours le temps de vous arrêter et de lui donner la parole. Taisez-vous. Faites taire le bruit autour de vous. Et écoutez.

J’ai quitté des emplois parfois très confortables, qui m’auraient assuré une grande sécurité. Mais je sentais que je m’asseyais sur ce confort au détriment de mon évolution. Je ne parle pas seulement d’avancer professionnellement, enfin oui, peut-être un peu, mais surtout d’avancer comme personne. Ce sentiment d’être vivant. Et l’importance de le rester.

Un jour, après 15 ans chez ASTRAL Média, notamment comme VP de Vrak.TV, j’ai choisi de partir.   J’ai quitté un employeur extraordinaire. Quiconque y a travaillé vous le confirmera : les conditions de travail, le respect des employés, l’ambiance, les valeurs de l’entreprise, et le grand respect qu’avait le fondateur, Harold Greenberg, envers les francophones.

J’y ai appris mon métier. J’y avais de beaux défis, un mandat exceptionnel — un mandat qui ne se présente pas deux fois dans une carrière — celui de transformer Canal Famille en VRAK.TV

On ne quittait pas ASTRAL Média.

Et pourtant, j’ai choisi de partir.

De sauter dans le vide sans même savoir où j’allais atterrir.  J’avais la profonde conviction que j’avais fait le tour, que je ne ferais que répéter ce que j’avais déjà accompli. Et qu’à l’aube de la quarantaine, si je ne faisais pas ce choix maintenant, j’allais tranquillement troquer « le rire — mon baromètre » pour m’installer dans un confort duquel je ne pourrais plus jamais m’extirper.

Et m’éteindre lentement, mais tellement confortablement.

J’ai parfois fait des choix qui donnaient l’impression que je reculais.  J’appelle ça la stratégie du pas de recul pour un meilleur élan.

Nous craignons souvent de sauter. Qui n’éprouve pas un sentiment de vertige devant le vide ? Mais lorsque l’on saute, on ne saute jamais seul. On saute toujours avec soi. Avec tout son bagage, son expérience et l’énergie que procure ce sentiment d’être à nouveau vivant.

Cette expérience m’a confirmé plusieurs choses :

D’abord, que j’ai eu raison de me faire confiance, malgré le doute et la peur.

L’importance de toujours se choisir. Lorsqu’on s’écoute et que la décision n’est pas émotive, on se trompe rarement. Et même si l’on se trompe, lorsqu’on se met en mouvement, on ne se trompe jamais longtemps.

Ne jamais avoir de regrets. Parce qu’avoir des regrets, c’est regarder derrière soi pendant que l’on conduit — toujours périlleux et dangereux.

Et surtout, avoir le courage.

Ne pas se choisir finit toujours par coûter plus cher que le risque de se choisir.

Quel est votre baromètre à vous ?




Atelier L’art du changement‍ ‍Dimanche le 26 avril - 9h à 15h

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